Actions en faveur des habitats


Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage

A la volonté des Fédérations de chasseurs, la Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage a été créée et majoritairement financée par les Fédérations Départementales des Chasseurs. Elle a pour but la préservation de milieux d'intérêts particuliers pour la faune sauvage. La FPHSF acquiert des terrains pour pouvoir les maintenir en bon état.

Au niveau national, la FPHSF est propriétaire d’environ 5500 ha, répartis en 240 sites sur 65 départements. 70% de ces sites sont des zones humides avec un intérêt écologique fort (marais, tourbières, roselières…), 25% sont des zones agricoles et 5% des bois et forêts.

Les acquisitions se font sur plusieurs critères :

  • Intérêt écologique (marais, tourbières…)
  • Menaces d’artificialisation, de drainage
  • Accueil de faune migratrice ou hivernante

La Fondation et les zones humides en Dordogne

En Dordogne, la FPHSF est propriétaire de 40 ha dans la Vallée des Beunes (Commune de Meyrals) et de 30 ha sur et autour de l’Etang Grolhier (commune de Piégut-Pluviers, Busserolle et Champniers-et-Reilhac). La FDC24 est gestionnaire de ces zones humides sur lesquels elle entreprend des réaménagements, des réouvertures de milieu, de l’entretien et de l’animation en faveur de la biodiversité.

La FDC24 agit à son échelle pour la préservation de ses milieux riches. Grâce à diverses subventions et un autofinancement, la FDC24 a déjà pu agir à hauteur de 535 000€ en faveur de ces milieux.

Sans l’intervention des chasseurs et de la FDC24, on assisterait probablement à la fermeture de certains milieux. Ce constat est encore plus vrai au niveau national, où le monde de la chasse contribue à limiter la disparition des zones humides.

Milieux agricoles

Chaque année la FDC24 participe au programme national Agrifaune. Il s’agit d’une convention, passée depuis 2006, entre l’APCA, la FNSEA, la FNC et l’ONCFS. Elle a pour objectif l’amélioration des habitats de la faune sauvage au sein de l’espace agricole afin de préserver la biodiversité inféodée (dépendante) à ce milieu.

A ce titre la FDC24 participe à la mise en œuvre de divers aménagements et réalise des plantations de haies dans les zones particulièrement agricoles : Verteillacois notamment et Beaumontois en Périgord. Un des objectifs est de réaliser des haies dans des zones agricoles très étendues et ou les éléments de paysages (haies, arbres, bois…) sont peu présents. Le programme intègre également le suivi des populations de lièvre, des populations de caille des blés, l’accompagnement des agriculteurs et l’animation auprès de BTS.

Corridors écologiques

Les zones humides et agricoles ne sont pas les seuls milieux critiques et importants à préserver ou restaurer. Les corridors écologiques* sont aussi essentiels à la faune sauvage qui y trouve refuge, zone de repos, d’alimentation ou de reproduction. Ils facilitent également le déplacement des animaux et donc le brassage des populations.

*Le corridor écologique assure des connexions entre des réservoirs de biodiversité, offrant aux espèces des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie (Source).

Pour limiter la fragmentation des habitats et favoriser le déplacement des animaux, la FDC24 participe à d’autres actions pour la restauration de corridors écologiques (écoponts, écoducs…) avec divers partenaires tels que le lycée agricole du Cluzeau à Sigoulès. Notamment, entre 2016 et 2019, un partenariat avec ASF a vu le jour pour le suivi de la faune sauvage sur l’écopont de Limeyrat (A89).

Enfin, le rôle des chasseurs est essentiel pour le maintien des chemins ruraux et de randonnée. En effet, dans de nombreuses communes ils sont les premiers à entretenir les chemins. Sans eux, beaucoup de sentiers seraient inutilisables.